Lumineux-Champollion
  Lumineux-Champollion

Le « général » Champollion vous présente son       équipage…

 

             Côté français :

 

 

 

-          Jean-François Champollion, chef de groupe et des fouilles.

 

-          Charles Lenormant, inspecteur des Beaux-Arts.

 

-          Antoine Bibent, architecte, en charge des fouilles.

 

-          Alexandre Duchesne, peintre, en charge de l’arsenal.

 

-          Le Houx, peintre, élève du Baron Gros.

 

-          Nestor l’Hôte, douanier, féru d’égyptologie, auditeur de JFC au Louvre, chargé des finances.

 

 

 

                                                  Côté toscan :

 

 

 

-          Ippolito Rossellini, jeune égyptologue italien, chef de groupe.

 

-          Gaetano Rossellini, oncle d’Ippolito, architecte.

 

-   Salvatore Cherubini, beau-frère d’Ippolito, dessinateur, chargé des bagages.

 

-          Alessandro Ricci, médecin, plusieurs voyages en Égypte, chargé de la santé et des vivres.

 

-          Giuseppe Raddi, naturaliste florentin.

 

-          Angeleli ; peintre.

 

-          Galastri, assistant du docteur Raddi. 



 

Alexandrie, 13 septembre 1828,

 

 

-Deux bâtiments à voile nous porterons sur le Nil. L’un est le plus grand mâasch du pays et il a été monté par S.A. Mohammed-Aly ; je l’ai nommé Isis. L’autre est une dahabiéh, où cinq personnes logeront assez commodément ; (…) Cette dahabiéh a reçu le nom d’Athyr. Nous voguerons ainsi sous les auspices des deux déesses les plus joviales du Panthéon Égyptien.

                                                                                           (J-F C)

 

14 septembre 1828,

 

 

On reprit alors le chemin de l’enceinte des Arabes, et en peu d’instants nous arrivâmes au Mahhmoudiéh, sur le bord duquel le mâasch l’Isis, et la dahabiéh l’Athyr étaient amarrés.

                                                      (J-F C)







                                      LE CAIRE

 

 

14 septembre 1828,

 

 

La dahabiéh l’Athyr, sur laquelle étaient embarqués le professeur Raddi, Bibent, Duchesne et Bertin, et qui devait suivre constamment la marche du mâasch l’Isis, fut dépassée et laissée fort en arrière vers le milieu de la nuit. (…) Malgré mon impatience de voir ce fleuve si célèbre, j’ordonnai ai réis de l’Isis d’aborder et d’attendre l’Athyr avant de nous lancer dans le Nil.

 

(…) Après le dîner, j’allai courir la ville de Fouah. C’est la première toute égyptienne que nous eussions vue.

                                                                                       (J-F C)

 

        

 

18 septembre 1828,

 

 

(…) Le 19 au matin, en nous réveillant, notre premier mouvement fut de sortir du mâasch pour voir si on apercevait déjà les Pyramides ; mais le ciel était si couvert et l’horizon si brumeux qu’il nous fut impossible de rien distinguer. Mais, sur les sept heures, les vapeurs s’étant dissipées, nous aperçûmes ces grands monuments à notre droite, et, quoi qu’à huit lieues de distance, on pouvait déjà apprécier leur immensité.

 

(…) À quatre heures et demie, nous passâmes devant Embabeh, et nos yeux contemplèrent le champ de la bataille des Pyramides que nous avions devant nous. – Ce fut à cinq heures précises que nous prîmes terre au port de Boulaq.                  

                                                                      (J-F C)



19 septembre 1828,

 

(…)On a dit beaucoup de mal du Caire ; pour moi je m’y trouve fort bien, et ses rues de huit à dix pieds de largeur, si décriées, me paraissent bien calculées pour éviter les trop grandes chaleurs.

                                                     (J-F C)

 

 

             MEMPHIS

 

 

 

3 octobre 1828,

 

 

- Entre Bédréscheïn et Mit-Rahinéh, nous trouvâmes le colosse mis à découvr-ert par M. Caviglia, qui en a fait hommage au Grand-Duc de Toscane. Ce colosse, d’une magnifique sculpture et dont j’ai fait dessiner avec soin la tête et les détails, représente Rhamsès le Grand.

                                                                       (J-F C)



                                        GUIZEH



 

8 octobre 1828,

 

 

Tout le monde sera surpris, comme moi, de ce que l’effet de ce prodigieux monument diminue à mesure qu’on l’approche. J’étais en quelque sorte humilié moi-même en voyant, sans le moindre étonnement, à cinquante pas de distance, cette construction dont le calcul seul peut faire apprécier l’immensité. Elle semble s’abaisser à mesure qu’on approche, et les pierres qui la forment ne paraissent que des moellons d’un très petit volume. Il faut absolument toucher ce monument avec ses mains pour s’apercevoir enfin de l’énormité des matériaux et de l’énormité de la masse que l’œil mesure en ce moment.

                                                                                           (J-F C)

 

 

De mon camp, au pied des pyramides de Guizéh, 8 octobre 1828,

 

 

 

(…) Il y a peu à faire ici, et lorsqu’on aura copié des scènes de la vie domestique, sculptées dans un tombeau voisin de la deuxième pyramide, je regagnerai nos embarcations qui viendront nous prendre à Guizéh, et nous cinglerons à force de voiles pour la Haute Égypte, mon véritable quartier général. Thèbes est là, et on y arrive toujours trop tard.

                                                      (J-F C)

 

Béni-Hassan (au dessus de Miniéh), 5 novembre 1828, au soir.

 

 

L’homme propose, mon cher ami, et Dieu dispose. Je comptais être à Thèbes le 1er novembre ; voici déjà le 5, et je me trouve encore à Béni-Hassan. Tout ceci est la faute de l’admirable Jomard, qui, décrivant les hypogées de cette localité, en donne une si mince idée par ses petits dessins inexacts et ses phrases encore plus douteuses, que je comptais expédier ces grottes en une journée ; mais elles en ont dévorées quinze, sans que j’aie la moindre envie de le leur reprocher…

                                                                                          (J-F C)

 

 

 

 

Incorrigible Jean-François ! Pas une visite sans une       remarque désobligeante quant à la Commission, et surtout, à son « ami » Jomard… (Qui aime bien, châtie bien.)

                                                                                     

 

À l’aube du jour (24 novembre), quelques-uns de nos jeunes gens, étant allés, en éclaireurs, visiter les grottes voisines, me rapportèrent qu’il n’y avait absolument rien à faire, vu que toutes les peintures étaient à peu près effacées. Je montai néanmoins, au lever du soleil, visiter ces hypogées, et je fus agréablement surpris de trouver une étonnante série de peintures parfaitement visibles jusques dans les moindres détails, lorsqu’elles étaient mouillées avec une éponge, et qu’on avait enlevé la croûte de poussière fine quoi les recouvrait. Dès ce moment, on se mit à l’ouvrage, et par la vertu de nos échelles et de l’admirable éponge, la plus belle conquête que l’industrie humaine ait pu faire, nous vîmes se dérouler à nos yeux la plus curieuse série de peintures qu’on puisse imaginer, toutes relatives à la vie civile, aux arts et métiers, et, ce qui était neuf, à la caste militaire.

                                                                                       

  

Et voilà… Grâce à une simple échelle et à la plus belle conquête industrielle que l’homme ait pu faire à cette     époque, à savoir l’éponge, le résultat après « grattage » et après « tirage » est tout bonnement miraculeux… (Jean-François le dira plus tard… -Qui pourra croire que les couleurs que nous avons peintes sont celles que nous     voyions alors sur ces parois et qui sont vieilles de dizaines de siècles !)

Mon héros a bien fait d’écouter son instinct… Ces   « clichés » datant de plusieurs dizaines de siècles donnent un aperçu de ce que pu être l’Égypte au temps de sa splendeur… Un rêve.

Peintures copiées dans les tombes de NÉVÔTHPH et de MÉNOTHPH –Béni-Hassan-el-Qadim

                                                                                                   Suite page 3

MISSION CHAMPOLLION

 



Par Patrick Kararsi

  

   

Statue de Bartholdi – Collège de France .   « Je veux consacrer ma vie à l’antique Egypte. » JF Champollion. Statue de Bartholdi – Collège de France . « Je veux consacrer ma vie à l’antique Egypte. » JF Champollion .
JFC par Mauzaisse 1830 (Copie, don de Mr Hervé Champollion) JFC par Mauzaisse 1830 (Copie, don de Mr Hervé Champollion)
JFC par Rougé JFC par Rougé
JFC par Étex JFC par Étex
JFC à l'IFAO au Caire JFC à l'IFAO au Caire
JFC JFC
JFC par Mme de Rumilly 1823 JFC par Mme de Rumilly 1823
JFC par Angelelli 1836 JFC par Angelelli 1836
Hermine Hartleben 1ère biographe de JFC 1906 (Don de Mr Martin Hartleben) Hermine Hartleben 1ère biographe de JFC 1906 (Don de Mr Martin Hartleben)
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