Lumineux-Champollion
  Lumineux-Champollion

HOMMAGE DE CHARLES LENORMANT AU MAITRE…

 

 

« On a déjà pu, dit-il, se faire une idée de ce que de   pareils travaux supposent de pénétration, de       constance et de sûreté de jugement, et l’Europe est là pour rendre témoignage à mes paroles ; mais ce que bien peu ont pu apprécier comme moi, c’est cette     promptitude qui commande le résultat, cette force     d’intuition qui n’appartient qu’au génie, et en même temps cette candeur dans l’investigation de la vérité, cette noble simplicité à avouer l’erreur quand elle est reconnue, cette résignation à ignorer ce qu’il n’est   pas temps de savoir… Puisse ce témoignage d’une   admiration sincère et d’une amitié dévouée acquitter en partie la dette que tant de marques de confiance   et d’intérêts m’ont imposée ! »

 

La merveilleuse Civilisation frissonne… Son « fils     prodigue » est fatigué.

Il pense à sa petite Zoraïde, à son frère, à la Seine, petite cousine de ce Nil qui coule désormais en lui…

Le déchiffreur n’a pas dépassé ses limites… Il les a sublimées…

Nous, nous allons très prochainement perdre l’un des nôtres, des plus brillants… Mais pour eux, les anciens égyptiens, c’est différent… Ils vont « accueillir » l’un des leurs, qui s’est égaré dans l’entre-deux mondes.

Sa vie terrestre s’évanouit peu à peu… Tout se qui gravite autour de ses pensées égyptiennes devient flou. Il n’a plus qu’une chose en tête : la postérité… Certes pas pour lui-même, non. Il veut simplement avant de « partir » que ses admirables travaux puissent révéler au monde un autre monde : SON MONDE… Il veut que petits et grands sachent qu’il y a bien longtemps, sur un coin de notre terre, existait une civilisation d’or et de couleurs, les yeux fixés vers la Lumière, les cœurs tournés vers la prière… « Ils concevaient en homme de cent pieds de haut ! »

 

Jean-François Champollion, « Cadet », mon héros, sait maintenant qui il est et d’où il vient… Il a ouvert le livre des souvenirs, son album de famille. Après avoir dépassé le delta, dès la première ville       égyptienne, c’est là qu’il a compris, car         machinalement il a fait, ou plutôt refait ce geste     coutumier de caresser la surface de ce fleuve et cela lui procura mille sensations… Et ce fleuve est le sien, son sang, son Nil.

 

Revoir Paris... Pour combien de temps encore ? Mes forces m’abandonnent…

  

Sur le Nil, près d’Antinoé, 11 septembre 1829. (La Mère gronde)…

 

-Le vent du nord nous a longtemps contrariés, malgré le courant du fleuve, enflé outre mesure et au-dessus du maximum de sa crue. (…) C’est avec bien du       regret, comme tu l’imagines sans doute, que j’ai dit adieu aux magnificences de Thèbes, que j’habitais     depuis six mois. Notre dernier logement a été, à     Karnac, le temple de Ôph (Rhéa), à côté du grand     temple du sud, au milieu des avenues de sphinx et à la porte du grand palais des rois.

 

(…) Dans l’état actuel, je rapporte cependant pour le Louvre des objets bien intéressants, quoique d’un     petit volume. En fait de grandes pièces, trois ou       quatre momies de décoration nouvelle, ou grecques, avec des inscriptions, et de plus, 1° le plus beau bas-relief colorié du tombeau royal de Ménéphtha 1er      (Ousiréi), à Biban-el-Molouk. C’est une pièce capitale qui vaut à elle seule une collection : elle m’a donné bien du souci et me fera certainement un procès avec les Anglais d’Alexandrie, qui prétendent être les     propriétaires légitimes du tombeau d’Ouséréi,         découvert par Belzoni aux frais de M. Salt. Malgré cette belle prétention, de deux choses l’une : ou mon bas-relief arrivera à Toulon, ou bien il ira au fond de la mer ou du Nil, plutôt que de tomber en des mains étrangères. Mon parti est pris là-dessus.

 

 

2° j’ai acquis au Caire, de Mahmoud-Bey le Kahaïa, -toujours sur mes économies et propres fonds, - le plus beau des sarcophages présents, passés et futurs. Il est en basalte vert et couvert intérieurement et       extérieurement de bas-reliefs ou plutôt de camées     travaillés avec une perfection et une finesse         inimaginable.

 

 

(…) Cela devait venir de droit à Paris et me suivre   comme trophée de mon expédition : c ‘est un cadeau que je fais au Louvre, où ils resteront en mémoire de moi.

 

L’Égypte est la plus belle école de patience qui existe au monde, mais je n’en ai pas profité.

                                                                                                                                                                                           J-F C

  

                    

« (…) Il quitta le Caire, ce qui voulait dire pour lui l’Égypte. »

                                      Hermine Hartleben

 

                                                             

                                                                                                                                       

 J.F. CHAMPOLLION,UN GÉNIE                FRANÇAIS ET UNIVERSEL…

 

Alexandrie, 28 novembre 1829.

 

Ma quarantaine de vingt à vingt-trois jours se fera à Toulon (…)

 

J’arriverai avec le sarcophage et dix-huit à vingt     caisses.

 

Adieu donc… La fin de mon drame sera, je l’espère   aussi heureuse que les quatre premiers actes. Adieu, à toi de cœur et d’âme… Vive la France !  

 

Quant à la recherche des sources du Nil :

 



 -  De sa rencontre au Caire avec Ibrahim Pacha,     deux choses en résulteront :

 

- Acceptation d’une expédition afin de rechercher les sources du Nil.

 

- Désignation du promoteur de cette idée et ami de   J.F.C, Linant-Bey comme chef de cette expédition     scientifique.

 

Quant à la sauvegarde de l’hôpital du Caire créé par Clot-Bey :

 

La plaidoirie du génie dû être redoutable face au     Prince d’Égypte…

 

Car, il n’est plus question, maintenant, de         « transformer » l’hôpital du Caire ainsi que ses     infrastructures sanitaires, mises en place par le     chirurgien en chef de l’armée égyptienne, Clot-Bey, en « fabrique de soie » !

 

Quant à la condition des fellahs en Égypte :

 

Le déchiffreur et son ami le docteur Pariset       s’entretinrent à plusieurs reprises avec le vice-roi et son fils pour plaider la conservation des monuments et de la lutte tout aussi importante contre la misère du bas peuple dans ce si beau pays.

 

Quant au patrimoine de l’Égypte :

 

Ce fut le 29 novembre 1829 que Champollion donna au vice-roi la Notice sommaire sur l’Histoire d’Égypte.

 

Ce fut le 29 novembre 1829 que Champollion donna au vice-roi la Notice sommaire sur l’Histoire d’Égypte.

Le jour même, Champollion remit au vice-roi la Note pour la conservation des monuments de l’Égypte… Il les recommandait à sa protection avec une franchise qui laissait sentir les reproches qu’il avait à lui faire.

                                         Hermine Hartleben

                                                                        

 

Quant aux obélisques :

 

(…) Avant de prendre congé de Mohammed-Aly et de son fils, « l’Égyptien » acheva de régler avec eux une affaire qui le rendit fort heureux, le transport des deux obélisques de Louqsor, dont il avait fait cadeau à la France.

 

C’était un certain M. Besson, le directeur de l’arsenal de Toulon, qui devait construire un radeau gigantesque afin de transporter les obélisques, l’un après l’autre, de Louqsor au Louvre ! Ajoutons bien vite que Champollion lui-même avait indiqué tous les détails de ce radeau sans pareil dans les temps modernes. Le Pacha et son fils, tout en admirant l’universalité du savoir de « l’Égyptien », approuvèrent son       arrangement.   

                                    Hermine Hartleben

 

 

 

En rade de Toulon, 14 janvier 1830.

 

Le lazaret est le pays de l’uniformité. Ma santé et celle de Salvador sont excellentes, malgré les vents, la pluie, et la neige, et l’impossibilité d’avoir du feu à bord ; mais je passe une partie de la journée dans une mauvaise chambre du lazaret, où je me chauffe tant que je puis. Écris-moi vite. (…)

                                                                                                                                                                                           J-F C



MISSION CHAMPOLLION

 



Par Patrick Kararsi

  

   

Statue de Bartholdi – Collège de France .   « Je veux consacrer ma vie à l’antique Egypte. » JF Champollion. Statue de Bartholdi – Collège de France . « Je veux consacrer ma vie à l’antique Egypte. » JF Champollion .
JFC par Mauzaisse 1830 (Copie, don de Mr Hervé Champollion) JFC par Mauzaisse 1830 (Copie, don de Mr Hervé Champollion)
JFC par Rougé JFC par Rougé
JFC par Étex JFC par Étex
JFC à l'IFAO au Caire JFC à l'IFAO au Caire
JFC JFC
JFC par Mme de Rumilly 1823 JFC par Mme de Rumilly 1823
JFC par Angelelli 1836 JFC par Angelelli 1836
Hermine Hartleben 1ère biographe de JFC 1906 (Don de Mr Martin Hartleben) Hermine Hartleben 1ère biographe de JFC 1906 (Don de Mr Martin Hartleben)
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